mercredi 30 septembre 2020

G COMME G...

 
– Avocat, journaliste, homme politique français d'origine italienne né à Cahors en 1838.
– Je devient borgne à 16 ans à la suite d'un accident 
– Initié à Marseille en 1869, j'incarne ces Francs-Maçons influents sous la IIIème République.
– Je quitte Paris assiégé par les prussiens en ballon pour continuer la lutte.
– Député de la Seine, Président de la chambre des députés, nommé Président du conseil en 1881 par Jules Grévy je tente d'imposer des réformes sociales (nationalisation du chemin de fer/ mise en place de l’impôt sur le revenu / reconnaissance du droit syndical) mais une coalition fait échouer mon ministère au bout de 74 jours. 
– Je meurs d'une septicémie à la suite d'un accident tragique aux circonstances troubles en présence de ma compagne Léonie Léon. 
– Je suis inhumé à Nice et mon corps devient une relique républicaine.
– J'inspire Jean Jaurès
– Je suis, je suis .... Chuttt

dimanche 20 septembre 2020

PAN-PAN-PAN

 

Nous, avec mon amie, on a eu la bonne idée de camper en pleine montagne le week-end dernier.  C'est chouette le bivouac car on se retrouve tout seul dans la nature majestueuse, avec un feu de bois et du poulet froid sous la voute étoilée. Il faut se méfier des orages qui peuvent un peu perturber l'aventure, mais là - non! C'était parfait. Sauf que vers sept heures du matin à dix mètres de la tente on a entendu du bruit, voitures, caisses, fffrrr... Un peu plus tard devant une tasse de thé et toujours dans la nature majestueuse, on a vu passer des hommes armés comme des tchétchènes et ça a commencé à pétarader autour de nous. En fait on avait planté la tente le jour d'ouverture de la chasse à 10 mètres d'un lâcher de perdreaux. Autant vous dire que les volatiles sortis de leur caisse étaient assez peu acclimatés au milieu ambiant. C'est chouette la chasse sportive, les chiens, la nature retrouvée, tout ça. Côté ambiance, ça changeait un peu de la fois où installés dans un col espagnol, on avait été réveillés par une rave-party et des lasers dignes de la flak allemande. Poum-Poum-Poum. Les basses faisaient trembler le matelas pneumatique. Décidément, on vit une époque formidable. 

samedi 12 septembre 2020

KAOS












1/ Mot qui parle aux maçons... 2/ Série de Netflix qui revisite la mythologie antique. 3/ Lieudit de Sicile à quelques kilomètres d'Agrigente, qui voit naitre par inadvertance cholérique l'écrivain, poète, dramaturge Pirandello; 4/ Film des frères Taviani inspiré des nouvelles de l'écrivain nobelisé et fasciste. En quatre tableaux, il dépeint la Sicile du siècle passé ou peut-être la Sicile éternelle. Peuplée d'êtres puissants et archaïques, pauvres ou riches, seuls, aux regards ardents, en proie à leur destinée. Envolez-vous comme le corbeau libéré par un berger avec une clochette au cou, et survolez cette vieille terre brulée, sacrée et païenne, peuplée de migrants en partance, hantée de morts, de lycantrope, de femme violée, de bossu enfermé dans une jarre, de mère aimante privée de ses fils et de jeunes parques dévalant les pentes blanches de l'ile de la Pierre Ponce jusque dans l'éternité turquoise de la méditerranée.

mercredi 9 septembre 2020

COL DYATLOV



C'est le genre d'affaire qui défraie la chronique et titille l'imaginaire. Durant l'hiver 1959, neuf jeunes russes diplômés de polytechnique décident d'un raid en ski au nord de l'Oural. Jusque là... Sauf qu'ils sont tous retrouvés morts à proximité de leur campement. Certains déshabillés, blessés ou mutilés, la plupart morts d'hypothermie à distance de la tente éventrée de l'intérieur... Soixante quinze scénarios sont échafaudés: avalanche, réchaud enflammé, assassinat par les autochtones, incident nucléaire, yéti, KGB, CIA, drogue,  différent amoureux, vent infrason qui rend fou, extraterrestres.... L'enquête  rouverte en 2019 conclut à la panique liée à une avalanche. Sauf que la pente du col Dyatlov n'est pas avalancheuse. Chacune des explications bute toujours sur une incohérence. Les clichés des sept garçons et deux filles n'en finissent pas  de nous fixer. Eux savent la vérité  blanche de ce fait d' hiver déjà lointain. Ce qui nous sidère en réalité ce n'est pas l'horreur mais le mystère.

mardi 1 septembre 2020

LES MOTS


Sartre est mort ? s'indignerait le candidat Dupontel à l'oral du bac, cherchant à gagner du temps. Pourquoi n'ai je pas lu Les Mots de Sartre avant cet été?  Pourquoi at-il fallu ces quelques jours dans le Gers, une minuscule bouquinerie et cette couverture blanche?  Les petites boutiques offrent des opportunités que des librairies plus grandes compliquent. Trop de choix... à méditer. Quoiqu'il en soit, dans les années 60, JPS se raconte sur son enfance: son jeu de petit ange bouclé recherchant les faveurs des adultes, la préférence du  grand-père, l'exclusivité de la relation avec sa mère veuve, la découverte de sa laideur, les héros littéraires, les dominants, la gloire, le cinéma naissant, les auteurs, les livres, les mots... En deux parties: Lire et Ecrire, Sartre fait la preuve, bien qu'il s'en défende qu'il est un grand écrivain à la pensée complexe. On le pressentait.

jeudi 27 août 2020

LECTOURE


Il est bon lors d' une pérégrination campagnarde d'aller faire un tour en ville. Lectoure est une belle excuse. Construite sur un éperon calcaire dominant la vallée,  le site est occupé depuis la préhistoire, devient oppidum gaulois et romain à l'époque antique, puis résidence des comtes d'Amagnac. La cathédrale Saint-Gervais construite sur un ancien temple dédié à Cybèle, la fontaine Diane, l'Hôtel de ville, la halle, la longue rue en pente bornée de beaux hôtels particuliers attestent d'une splendeur passée. Ils l'accompagnent depuis la promenade du bastion jusqu'à l'ancien château  devenu hôpital et transformé aujourd'hui en village des brocanteurs. La ville donna quelques sabreurs à l'Empire dont le prestigieux maréchal Lannes, et devint la résidence ultime de tirailleurs sénégalais (en réalité originaires de toute l'Afrique) moins illustres venus s'endurcir au climat hexagonal avant de monter au front. Une centaine périt entre 1918 et mars1919 de la grippe espagnole. Un carré militaire accueille 73 de ces combattants. Le ciel n'est pas toujours bleu à Lectoure... 



dimanche 23 août 2020

SAINT-CLAR


Saint-Clar. Petite bastide du Gers. Capitale de l'ail blanc.  Ses deux places à arcades. Sa halle. Son église et son carillon de sept heures aux envolées à réveiller un mort. Sa médiathèque réussie, gagnée sur l'ancien presbytère. Son musée de l'école publique avec de vrais pupitres en bois, de vrais encriers de porcelaine, de la vraie encre violette et d'authentiques plumes Sergent-Major. Son charme de la dictée de certificat d'études (on s'en sort!) Celui plus hasardeux de la dictée de Pivot (bourrée d'accords de mots composés: des bat-flanc, des carêmes-prenants...) Ses habitants chaleureux. Sa bouquinerie d'un été. Les Mots de Sartre  sont un régal. Ceux plus crus de John Fante, aussi... J'ignorais que ce dernier avait un fils Dan, lui aussi écrivain, alcoolique et mort à L.A. Le bonheur et le malheur sont aussi dans le livre.



jeudi 20 août 2020

LOMAGNE



Région de coteaux, quelque part entre Lectoure, Miradoux, Fleurance et Beaumont de Lomagne. Terre de rugby et de canards gras, aux accents de Toscane sans les cyprès; aux vallons ondulants comme les courbes d'une femme apaisante; aux ciels d'été chargés ou lumineux; aux champs de tournesols jaunes d'or ou grisâtres ; aux terres labourées ou fauchées brunes et ocres; aux bastides de calcaire. A Sarrant, petite bourgade médiévale une librairie/tartinerie intelligente atteste que la culture peut se nicher partout. A Saint-Clar une médiathèque contemporaine en acier cortène dépoussière un peu les vieilles pierres. Rien n'est plus ennuyeux que les vieux entre vieux, les jeunes entre jeunes, les hommes entre eux, les femmes entre elles, les vieilles pierres aux seules mains des spécialistes des vieilles pierres... 




lundi 10 août 2020

FLEURS DE GENET


Genêt: Plante épineuse des Cévennes et des régions arides, qui déchire le vent, aux fleurs jaunes, aux gousses remplies de graines.
Genet: Enfant abandonné, fils de l'assistance devenu voleur puis écrivain. Homosexuel par évidence, amoureux de l'enfermement. Epris de l'ennemi. Evangéliste du mâle, du mal, de l'abject, du blasphème, du désir interdit, du scandale. Défenseur de l'humilié, de l'opprimé, du réprouvé. Roi des "tantes" et des bagnards. Alligator souriant aux feuilles noires. Un vieux numéro des années 80 du Magazine Littéraire me rappelle combien j'ai écouté le Condamné à mort mis en musique  par Hélène Martin et chanté par Ogeret. Genet, fils putatif de Rimbaud -comme lui partout clandestin, en colère contre les institutions, les censures, l'église, la mère et la patrie ... a t-il trouvé la rédemption dans les mots?  Ces deux-là, volcans fous de beauté, de révolte et de chaos absolu, convoquant dans une apocalypse personnelle et historique, désir et jouissance, pulsion de vie et pulsion de mort nous susurrent "Créer c'est toujours parler de l'enfance."



mardi 4 août 2020

LE TRÉSOR DE LA BUSE


Certains savent ménager leur sortie... Ainsi la Buse, de son vrai nom Olivier Levasseur, pirate calaisien du XVIIIème siècle qui envoie dans la foule un cryptogramme quelques minutes avant sa pendaison à Saint-Paul de la Réunion. "Mon trésor à qui saura le prendre". Dans un alphabet proche de celui des francs-maçon, le document crypté ne ressurgit que dans les années 1930.  Le message délivré y est suffisamment abscons pour que le fabuleux trésor puisse avoir été enfoui à Seychelles, Réunion, Madagascar, Sainte-Marie, Mayotte.... Autant vous dire qu'il n'a pas été trouvé mais à provoqué la fièvre chez quelques aventuriers. 
Frères de la côte ou frères tout court, éternels flibustiers des Caraïbes, contrebandiers de Moonfleet jamais revenus de l'enfance, chercheurs d'iles merveilleuses et de femmes aux flancs d'or, n'oubliez pas que le métal jaune est sans importance et que seule compte la quête.


dimanche 19 juillet 2020

N'EN PARLEZ-PAS




En famille cet été, n'en parlez pas. Vantez votre SUV dernier cri, climatisé-vitres teintées, embarquez la tablée réunie autour de la plancha sur des thèmes légers; votre croisière aux Maldives annulée et remboursée, la saison de foot contrariée, les petits enfants, la plage, éventuellement le sexe après le confinement, la jaunisse de la betterave, les boomers, Roselyne Bachelot à la culture, la cathédrale de Nantes qui crame, l'épargne, votre retraite, l'épanouissement personnel.... mais évitez le sujet brûlant du changement climatique.  N'évoquez pas les conférences de Jean-Marc Jancovici sur les perspectives énergétiques et climatiques alarmantes. Evitez ses analyses étayées qui sidèrent l'auditoire, l'objectif des 2 degrés déjà inatteignable, les 3/4/5 degrés prévisibles, soit l'amplitude de température entre la dernière glaciation et aujourd'hui qui a provoqué alors une remontée des eaux de 120 mètres, la  décroissance inévitable et la société raisonnée à envisager, les milliards d'humains condamnés par les guerres et épidémies à venir, le risque croissant de crise alimentaire mondiale... Effondrement et collapsologie: sujets tabous. "On est en vacances merde. Déjà qu'on a le Covid. Ensuite c'est la reprise... Riton, on se retrouve au Macumba. Soirée mojito. N'oublie pas ton masque. Y'aura de la meuf..."

 PS: Amis climato-machins passez votre chemin.

vendredi 17 juillet 2020

HORSE



"Le cheval est dangereux devant, dangereux derrière et inconfortable au milieu."                       Winston Churchill

jeudi 16 juillet 2020

WHY SHOULD I CARE ABOUT




" Pourquoi devrais-je me préoccuper des générations futures? Qu'on t-elles fait pour moi ? "        Groucho Marx

mardi 14 juillet 2020

LES CONFINS DU MONDE


Indochine 1945. Un militaire s'extirpe d'une fosse de cadavres, tel un fantôme. Fantôme de lui même, perdu  sous la pluie, dans la jungle, sur un banc au cantonnement, devant les corps mutilés,  dans les boites de nuit ou lors des contacts virils.  Partagé entre vengeance, refus de l'autorité militaire, quête des assassins de son frère et passion amoureuse pour une jeune prostituée indochinoise, le visage en lame de couteau et les yeux bleus de Gaspard Ulliel sondent l'absurde barbarie de la guerre, le doute qui s'insinue que  seules apaisent les volutes d'opium.
Le réalisateur Guillaume Nicloux prétend qu'il ne filme qu'avec un scénario ténu se laissant mener au fil des jours par les aléas du tournage et du montage, s'en remettant à l'arbitraire. Ainsi selon lui, lors de la scène de la cage,  les trois Viet-Minh étaient réellement arrosés d'essence, face au militaire fumant sa cigarette. L'art on le sait est un mensonge.




lundi 6 juillet 2020

UN ÉTÉ AVEC RIMBAUD




Cet été partons sur les traces du roi Arthur. Ici pas de table ronde,  juste une trainée de poudre et quelques pierres précieuses laissées par le fugueur des Ardennes. Souvenons nous: "Je est un autre... long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens... comme je descendais des fleuves impassibles... c'est un trou de verdure où chante une rivière... un soldat jeune, bouche ouverte - tête nue et la nuque baignant dans le frais cresson bleu. Dort ". Cet été Sylvain Tesson nous donne rendez-vous du lundi au vendredi sur France Inter aux environs de 7h55 avec le génie précoce de la poésie. Pendant quatre petites minutes, le temps d'une saison, nous aurons 17 ans et retrouverons l'éternité. Quoi. L'éternité ? Mais oui... La mer allée avec le soleil ! Laissons nous embarquer pour Charleville et l'Abyssinie. Isabelle la catholique, Vitalie la mother, bouche d'ombre, l'adolescent aux semelles de vent, piéton de la grande route, voyant incandescent d'un siècle de charbon... tous se tiennent devant nous et nous illuminent.


DERNIER LONG MÉTRAGE FOR...



jeudi 18 juin 2020

ERMITE DE JARDIN



Aujourd'hui on appelle cela un "bullshit job" ou boulot à la con,  travail vide de sens qui mêle ennui, aliéniation, démission intérieure et occasionne  burn-out, bore out ou brown-out. Dans une curieuse boucle le néo-libéralisme a rejoint  le pire du système soviétique. Si la théorie a été élaborée par David Graeber en 2013, le concept ne date pas d'hier. Ce ne sont pas les larbins, porte-flingue, rafistoleurs, cocheurs de cases et petits chefs de tous secteurs et toutes époques qui me contrediront. Ainsi au XVIIIème siècle existait l'emploi d'ermite de jardin. L'époque fantasmait sur le renoncement aux biens terrestres. Dans les jardins à l'anglaise, vision d'une nature idéalisée, les nobles ou bourgeois, se payaient les services d'un pauvre bougre qui devait vivre en robe de bure dans un gourbi, se laisser pousser les ongles, ne côtoyer personne et lire quelques livres saints, moyennant le gîte et le couvert, exemptant ses employeurs de cette tache ingrate. Nain de jardin grandeur nature... Rien ne change sous le soleil.

ANNIFERFAIRE




dimanche 7 juin 2020

PROBLEMOS


En cette période de coronavirus, détendons nous et regardons pour la huitième fois "Problemos". Sur fond de ZAD et Nuit debout le film de Eric Judor  (Eric et Ramzi) co-écrit par Noé Debré et Banche Gardin fait du bien aux bronches.  Cette comédie grinçante  au scénario foutraque, évoque la société idéale bricolée par une bande de rescapés alternatifs, derniers témoins de l'humanité, coincés quelque part dans une clairière au bord d'une rivière. Le film devenu culte n'a pas marché à sa sortie en 2017. Dommage... Dans la communauté, l'utopie se grippe un poil, la CNV (Communication Non Violente pour les non-initiés) prend une claque dans la gueule, les gags pleuvent. La "putain de pandémie" ne tient pas ses promesses et le monde d'après ressemble furieusement à celui d'avant. Bon, je vous laisse ça va commencer.  "Il est à vous le 4x4 gris ?" "Chamane le mec"... Je ris déjà.

lundi 4 mai 2020

A VAVA INOUVA


Un chanteur, une chanson peuvent emporter vos vingt ans dans la tombe. Idir (de son vrai Hamid Cheriet) et son chant berbère "A Vava Inouva" sont de ceux-là. Mes vingt ans se sont envolés du côté du Djurdjura, dans les rues en pente de Tizi-Ouzou, d' Ain El Hamman, de Fort National, s'accrochant à l'écorce des cèdres de Lalla Khedidja, des chênes liège plongeant dans les eaux d'Azeffoun, dans les yeux d'Ulysse et le ventre des sirènes de Tigzirt. Quel sentiment de liberté en arrivant à Alger au début des années 80. La coopération offrait alors cette incroyable chance.  Quelques années plus tard, le passage à l'âge adulte était consommé. En France Mitterrand avait tué le socialisme, en Algérie nos amis kabyles s'inquiétaient des barbus, la décennie noire se préparait, Sabine et Balavoine s'écrasaient du côté de Bamako. Je n'ai pas eu 20 ans dans les Aurès, mais 25 en Kabylie. C'est si loin...
"Je t'en prie père Inouva, ouvre-moi ta porte / Txilek elti yi n taburt a Vava Inouva / O fille Griba fais tinter tes bracelets Ccencen tizeggàtin-im a yelli Griba / je crains l'ogre de la forêt..."


lundi 27 avril 2020

DESSINER



Dessiner - Un des grands plaisirs oubliés de l'époque, comme l'art d'écrire. Celui là vient de loin, du fond des âges, des environs de Lascaux et des traces dans l'argile, la main reliée à l'oeil, l'oeil relié au cerveau, le coeur à distance. Pas de dessin d'après nature sans analyse. Pas de couleurs sans sensations, sans choix ni prise de risques. Dans votre besace de vagabond ou de solitaire confiné, des outils de pauvre:  un carnet, une feuille, quelques plumes, crayons, encres ou boite d'aquarelle, précieux compagnons du silence, remèdes essentiels à l'ennuiPablo, Vincent, Auguste, Francisco, Corbu, Cabu, Calvo... sont là. On les tutoie. Les doigts inventent le paysage, la femme nue, les deux chevaux dans le pré, la rue qui monte, le mot qui enflamme. La tache se fait mouche ou bourgeois au parapluie... En architecture, le gribouillis précède l'idée, la fait naître, et prend sa revanche sur l'image virtuelle aseptisée, parfaite et fabriquée. Paradoxe: vous voilà redevenu rare grâce à une spécialité délaissée. Pour être dans le coup. Soyez démodés - dessinez...