mercredi 24 mai 2017

LE REVENU UNIVERSEL



C'est bien la FM. On parle de sujets de société et comme ça le monde change... Récemment c'était sur le revenu universel. Des frères étaient pour le travail, l'effort, la réalisation de soi - d'autres pour le RU, compte tenu des robots, du chômage, du vent de l'histoire et tout ça. Dans l'ensemble c'était plutôt des frères qui n'avaient pas travaillé depuis quelque temps, et longtemps avant que les robots envahissent le monde... mais bon ! Moi j'ai rappelé les fondamentaux - le monde capitaliste avec ses règles assez simples de pouvoir, de soumission, de possession de l'instrument de travail, de capitaux, d' actionnaires, de dividendes... et que la générosité c'était chouette sur le papier, mais que quand tu "discutais" augmentation avec ton patron,  parce que tu faisais bien ton boulot - tu lui arrachais le cœur ... alors te payer à rien faire !? Des frères disaient qu'on avait pas le choix pour le RU, rapport au progrès social . Mais moi j'ai dit que le capitalisme au cours de l'histoire avait trouvé une autre solution pour s'auto-réguler, relancer l'économie, éliminer un peu de main d'œuvre, rebâtir sur les décombres... et que les avancées sociales "utopiques" se faisaient toujours après cette solution - LA GUERRE. Mais c'était pas trop optimiste comme propos ! C'est bien la FM. On parle de sujets de société et comme ça le monde change... 

A Sofiane qui cherche du boulot 

samedi 13 mai 2017

LES VEAUX D'OR




Milliardaires je vous emmerde !  J'emmerde vos petites vies banales et ceux qui les envient, votre élégance de ploucs endimanchés en Prada, vos chevaux, vos diamants, votre fausse classe, vos yachts en matière plastique et loupe d'acajou où s'évalue au mètre votre ennui de parvenu: trente mètres - trente millions... vos femmes emperlousées, vos poules de luxe, vos salles de bains tartignoles en meringue, vos jets, vos piscines de champagne, votre suffisance, vos paradis fiscaux ou artificiels, votre "parce que je le vaux bien", vos voitures de 10 mètres de long, vos îles en palmier, vos placements, votre quant à soi, vos cercueils capitonnés, vos Fondations...Prince de la finance mais aussi Prince des Arts laissez moi rigoler: princes de la magouille ! J'emmerde votre presse "libre" inféodée à vos idées, j'emmerde vos fils déjà aussi cons que vous, vos filles au regard morne, vos petites affaires, vos galas de charité, vos Gold Card, vos ballons d'or, vos disques d'or et tout votre monde de pacotille . Millionnaires, je ne vous oublie pas dans mes prières - pauvres billes, pâles copies: zéro + zéro = la tête à Arnault . Je vous emmerde Monsieur le Président du conseil d'administration qui licenciez alors que votre entreprise est florissante ici, mais qu'elle le sera un peu plus, un peu plus loin. Je vous en veux aussi Monsieur le Président d'avoir dit un jour "Jeunes devenez milliardaires" alors que vous auriez pu dire: " Jeunes, soyez grands et généreux, rayonnez, prenez soin des autres et des ressources- enrichissez vous humainement - méfiez vous de l'or qui nous emmène dans le mur... Simplifiez vous! " 
Car vos empires s'effondreront quand tout s'effondrera...  
- Mais  vous n'auriez pas  été  Président  !
Vous tous, en définitive, je vous plaindrai presque d'être aussi pauvres... pauvres en imagination, en esprit, en rêves d'azur si vous n'étiez aussi prévisibles et destructeurs de tout. Mesdames-Messieurs les milliardaires je vous emmerde et une fois n'est pas coutume, vous me le rendez bien.

dimanche 30 avril 2017

I AM NOT YOUR NEGRO



Le titre du film-documentaire claque comme un fouet ! Raoul Peck réalisateur haïtien y brosse le visage de l'oncle Sam  dans une palette où domine le noir... celui de la peau des afros-américain d'après guerre. Exit John Wayne, Gary Cooper, Robert Kennedy; place à Harry Belafonte, Ray Charles, Sydney Poitier. Cette  plongée dans le manuscrit inachevé de James Baldwin  et dans la fin tragique des trois grands leaders noirs : Medgar Evers, Malcolm X, Martin Luther King, nous laisse pantelants. L'image de l'homme blanc et du pays de la liberté est "un peu" écornée dans cet opus. Il dépeint les névroses d'une Amérique blanche, chrétienne, esclavagiste, violente, vengeresse, policière mais en définitive terrorisée par l'autre - L'Autre : l'Indien ou le Nègre qu'elle supprime, asservit, écarte, humilie... Dans cette métaphore lumineuse de la domination nous assistons à notre propre pendaison. Corde au cou, nous regardons nos meurtriers aux yeux révulsés - Nous mêmes... frapper,  invectiver et hisser en haut de la branche notre humanité. On perçoit dans les yeux intelligents de Baldwin, dans sa voix - la peur, la révolte légitime et le degré de souffrance que cette communauté a dû (et doit encore...) éprouver. Laissons Joey Star qui prête sa voix rocailleuse à la version française conclure: "L'histoire des noirs en Amérique c'est l'histoire de l'Amérique et ça n'est pas une belle histoire !"

PS: Le petit rayon de soleil dans ce  tableau en grisaille est que Baldwin écrivain, noir, américain, homosexuel passa des jours heureux en France avant de retourner au combat dans son propre pays. Comme quoi ...

mercredi 19 avril 2017

LES SENTIERS DE LA GLOIRE


En 1957 Stanley Kubrick signe "Les Sentiers de la gloire " film sobre en noir et blanc d'après le roman de Humphrey Cobb qui relate l'attaque d'une ligne allemande en 1916 par des troupes épuisées. Imaginé par des généraux ambitieux, incompétents et inhumains le plan est voué à l'échec. Malgré de lourdes pertes, ces chefs accusent les soldats de lâcheté et pour l'exemple font exécuter trois pauvres bougres pris au hasard. Au delà de l'absurdité de cette guerre, de cet épisode en particulier - où les ennemis sont dans le même camp, le film nous parle de hiérarchie, d'arbitraire, de pouvoir... et des mécanismes implacables qu'ils mettent en marche. Kirk Douglas en colonel-avocat soucieux de ses hommes est impérial. La  scène  finale, la plus émouvante montre les soldats au repos, braillards, avinés... fêtant leur propre sursis. Ils chahutent une jeune femme allemande qui chante, terrorisée d'être là. Attendris par la voix, par la grâce, ils se taisent puis fredonnent avec elle, pleurent et se rappellent leur humanité. Jugé anti-militariste: il l'est...ce film ne fut projeté en France qu'en 1975. Méfions nous de toute forme de pouvoir !

lundi 17 avril 2017

CHEMIN DES DAMES



En avril 1917 -dans l'Aisne les Dames ont disparu depuis longtemps. Des moustachus aux godillots plombés de boue, couverts de poux, qui sentent le tabac et le pinard attendent le coup de sifflet de l'offensive. Déroulède a raccroché son clairon: la charge glorieuse  à la "Rosalie" n'est plus de mise... Ici, on meurt découpé par la mitraille, par les obus, brulé  par les gaz. La guerre est devenue moderne. Un ouragan de feu déchiquète les hommes - blancs, jaunes ou noirs. Les industriels s'enrichissent, les planqués se planquent, l'état major ne charge plus sabre au clair à la tête des régiments, mais s'affiche dans l'Illustration, est promu ou muté et meurt dans son lit. Les objectifs sont clairs - 100m de terrain repris toutes les 3 minutes. Les chiffres les contredisent - 200000 français morts en deux mois ! Après Craonne les mutineries éclatent, les hommes refusent cette tuerie. On en fusille pour l'exemple. La chanson d'un anonyme court dans les tranchées, interdite jusqu'en 1974. "Adieu la vie, adieu l'amour, adieu toutes les femmes... C'est bien fini, c'est pour toujours, de cette guerre infâme. C'est à Craonne sur le plateau qu'on doit laisser notre peau, Car nous sommes tous condamnés nous sommes les sacrifiés!" Foin des réhabilitations, des commémorations, des hommages guerriers :  Que fait-on subir aux peuples !?

dimanche 9 avril 2017

INTERVIOU /2

Interview De l’Art ou du Maçon par Ciril K. 
https://t.co/aYl1s4192chttps://t.co/oBxaTddQlb

Hervé H.Lecoq
Radio Libre et de Bonnes Moeurs      ...suite

- RLBM : Les artistes s’organisent souvent en atelier pour tromper la solitude et créer de l’émulation pour se redonner mutuellement l’envie de travailler à se dépasser. Mais pour un blogueur maçonnique dont l’art est souvent solitaire (je sais de quoi je parle), n’est-ce pas un peu paradoxal d’être seul devant son blog tout en ayant une communauté autour de soi ? Et comment l’artiste qui est en vous perçoit ce paradoxe ?

- Ciril.K. : Une chose est sûre. La «bloguerie» est un grand truc de mec seul,  ou de fille…excuse-moi «La Maçonne»… comme la BD d’ailleurs, ou l’art en général. Des heures devant la planche avec tes petits crayons, tes petits pinceaux et ton petit stylo. L’idée à trouver, le thème à trouver, l’énergie à trouver. J’ai choisi de ne pas avoir de commentaires sur le blog. Ni de communauté. Je ne vois d’ailleurs pas très bien ce que c’est. Après la publication, qui est une sorte de délivrance, une  petite joie, il n’y a pas de fumigènes, peu de manifestation de fans avec des  bouquets de roses… Heureusement Facebook relaie un peu tout cela. Des like, des contacts, des lecteurs qui s’expriment, te réchauffent ou t’engueulent. Le net reste virtuel… Mais j’ai tout de même fait de belles rencontres par ce biais-là. Des rencontres en chair et en os. C’est chouette cet outil. Tu te rends compte!? La lumière et les ténèbres dans une pomme…

samedi 8 avril 2017

INTERVIOU /1

Interview De l’Art ou du Maçon par Ciril K. 
https://t.co/aYl1s4192chttps://t.co/oBxaTddQlb

Hervé H.Lecoq
Radio Libre et de Bonnes Moeurs

- RLBM : Alors Ciril bonjour, vous êtes un artiste graphique et plastique je dirai, peintre, architecte, sculpteur, mais aussi un franc-maçon. Auteur d’un site qui se nommait « Journal d’un franc-maçon » et toujours disponible à l’adresse qui sera mise en lien sur la page de ce podcas mais on vous connait surtout pour votre blog « De l’Art ou du maçon » qui est un peu le sujet de ce podcast du jour. Comment pourriez-vous présenter à nos auditeurs le travail artistique que vous y réalisez en 3 phrases?

- Ciril.K : Bonjour Frère Hervé et merci de m’entendre en confession. Alors oui: artiste et franc maçon puisque c’est presque l’intitulé du blog – comme un questionnement: «De l’art ou du maçon?» Au-delà du jeu de mot, il s’agit d’un blog qui traite de franches maçonneries (parfois!!!), d’histoire, de poésie, d’écologie, de politique, d’art, de livres, de films, d’ésotérisme, d’alchimie… Bref, qui essaie de parler d’un maximum de choses  «EN franc maçon» et en artiste. En Franc maçon, c’est à dire de manière la plus nuancée possible…ce qui n’exclut pas l’irrévérence, en essayant d’aller au-delà des apparences, des à priori, des dogmes. En artiste c’est à dire avec un regard décalé, une vision. Je ne sais pas si j’y arrive mais c’est ce que je tente de faire.

mercredi 29 mars 2017

SAINT-EX




... s'envole le 31 juillet 44 à bord de son  Lightning  pour ne plus revenir. Tombé en mer au large de Marseille, il rejoint le petit Prince au delà des étoiles,  laissant le manuscrit de son conte comme testament littéraire - Les circonstances de sa mort demeurent mystérieuses: combat, malaise, accident, suicide... Sur sa table de nuit une lettre: " Si je suis descendu, je ne regretterai absolument rien. La termitière future m’épouvante. Et je hais leur vertu de robots. Moi, j’étais fait pour être jardinier." Cet aristocrate lyonnais élevé au milieu de femmes aimantes, découvre l'air au début du siècle, participe à l' aventure Latécoère de l'aéropostale, se lie d'amitié avec Mermoz et Guillaumet, découvre le désert, la cordillère, l'écriture, devient journaliste, pilote de guerre, s'enflamme pour Louise de Vilmorin, Consuelo et d'autres... devient plus célèbre comme écrivain que comme pilote. Il déplait aux premiers car il ne vient pas du sérail, il déplait aux seconds car il dévoile leurs mystères. Rien n'est simple en ce bas monde ! Un documentaire d'Arte nous retrace l'itinéraire de ce dernier des romantiques, comète d'une époque révolue, celle des chevaliers   aux coeurs d'airain, aux sourires d'ange et aux plumes d'aigle. "Que dire aux hommes?" s'interrogeait celui qui prétendait ne pas aimer le danger, mais aimer la vie:  je ne sais pas, mais le dire comme Saint-Exupéry...

dimanche 19 mars 2017

PLACE À LA RÉPUBLIQUE



A deux semaines d'intervalle, deux places parisiennes accueillent des citoyens : ceux du Trocadéro -immobiles, ceux de la République - après une marche. Pas exactement le même symbole... Les premiers apportent leur soutien à des forces anciennes et à un candidat en indélicatesse. Les seconds réclament un modèle nouveau  dans une refonte des institutions. Le peuple est sans  doute la somme de ces deux aspirations, des autres aussi ; silencieuses, exaspérées et résignées. Sont elles conciliables, réconciliables ? C'est beau une place qui se remplit. Pancartes et drapeaux tricolores, visages glabres ou barbus, filles, garçons, peaux blanches et colorées, casquettes, capuches, bonnets et têtes nues, jeunes, vieux, enfants sur les épaules,  qui s'acheminent vers une tribune - vers des chanteurs, des rappeurs... vers un tribun aux accents gaulliens. Serons nous à la hauteur de ces aspirations? Dépasserons nous nos petits intérêts personnels ou ceux de notre classe, nos divisions, nos luttes partisanes, serons nous au rendez vous d'un projet fédérateur ? Pour que la République ne soit pas qu'une place, une place forte ou financière vidée de son âme,  et que vive la devise Liberté - Egalité - Fraternité !