mardi 17 septembre 2019

LE VOL DU PHÉNIX


Huis clos dans le désert. Un avion s'est écrasé au milieu des dunes de sable. En attendant les hypothétiques secours un groupe d'hommes tente de survivre dans la fournaise libyenne. L'eau baisse comme leur moral au fil des jours jusqu'à ce que l' ingénieur allemand échafaude de recréer un avion avec les débris du bimoteur. Aucune autre intrigue que celle de la survie. Ni amour, ni flash-back familiaux, juste cette galerie de personnages tour à tour lâches, orgueilleux, colériques, courageux, obstinés, désespérés, humains, magnifiques... C'est très fort, servi par une distribution internationale: J.Stewart, R.Attenborough, P.Finch, H.Krüger, C.Marquand et quelques autres. C'est une histoire d'obstination, de vie et de mort (réelle puisque le cascadeur Paul Mantz meurt pendant le tournage), d'espoir qui prend vie dans le projet commun et dans le travail, une histoire d'oiseau mythique qui renait de ses cendres, une histoire de soleil très maçonnique en somme... J'oubliais: le film (1965) est de Robert Aldrich (d'après le roman de Trevor Dudley-Smith) un des metteurs en scène oubliés des années 60 - celui des Douze salopards et de quelques oeuvres magistrales. 

jeudi 12 septembre 2019

PORTES FERMÉES



Les scientifiques sont arrêtés par l'idée de l'absurde, de l'hérésie scientifique, l'artiste rien ne l'arrête, il n'est pas embarrassé par la science...C'est ainsi qu'il pénètre derrière les portes fermées à la science.                       Elsa Triolet

mardi 10 septembre 2019

TRAVAIL MANUEL


Poser des tablettes en bois, réaliser des travaux de menuiserie dans un appartement, concrétiser à quatre mains un projet commun... en compagnie d'une personne chère. Le faire dans la détente, l'intelligence et la bonne humeur, prouve deux choses. Vous êtes en harmonie et le travail manuel est un cadeau du ciel. Pas de parlotte. Quelques mesures, solutions techniques avancées, décisions mêlées de concentration, de précision et gestes sûrs, compliqués par l' approvisionnement, le choix des outils, le nettoyage, le calcul, l'économie, les délais... La superposition maîtrisée de toutes ces contraintes contribuera à l'élégance finale.   Je ne sais plus qui a dit que nous n'étions nous-même, c'est à dire sans artifice que dans le travail. C'était un frangin - j'en mets ma main à couper...

mercredi 4 septembre 2019

MAFIA


Arte nous a offert ces jours-ci une oeuvre percutante (de Mosco Levi Boucault) Deux volets/ une soirée pour se glisser dans la peau des repentis de Cosa Nostra.  Années 60/ Corléone petite ville de Sicile / Toto Riina, ouvrier agricole devient le maître incontestée de la pieuvre. On assiste à son ascension dans les décennies suivantes, sa violence, son trafic, ses crimes, sa planque, son arrestation, son procès, son incarcération, sa mort en prison. Derrière le "code d'honneur" de la confrérie il y a du sang, du malheur, de la peur, les compromissions et corruptions des politiques et en face parfois l'immense courage des juges. Les repentis cagoulés avouent les corps refroidis (une centaine par tueur) les dissolutions dans l'acide, leur besoin de puissance et de considération. Cette plongée dans le mal absolu est hallucinante. Le regard cruel du fauve/ "La Belva" Toto Riina fait froid dans le dos, comme la froide distorsion entre l'amour de cette pègre envers ses proches et son absence totale d'humanité envers celui qui se met en travers. Une chose est sûre, l'enfer et le diable existent. Au moins ici bas...