dimanche 18 juin 2017

WATERLOO




18 juin 1815. Napoléon joue son va-tout dans les plaines de Belgique. Un pré en pente de 4 kilomètres de coté s'offre aux belligérants. Face à face - l'empereur déchu qui pense pouvoir rediscuter après une victoire retentissante, Wellington le rusé et Blücher qui se verrait bien fusiller illico le petit corse. On connait la suite: les dragons rouges écossais, Grouchy parti aux fraises, Blücher qui rapplique in extrémis, la Garde qui meurt et ne se rend pas, Napo qui s'enfuit à cheval sans son bicorne avec un aller simple pour Sainte Hélène dans la musette... Sur son rocher l'aigle réécrira l'histoire à sa gloire. Le vaincu supplantera le vainqueur ! A l' époque, on marche au pas en rangs serrés sous le feu de l'adversaire, dans la fumée au son du fifre et du tambour. Celui qui meurt est enjambé, on ressert les rangs et on avance la peur au ventre. La cavalerie charge, sabre, étripe tout ou se plante sur les carrés des baïonnettes. Les boulets ou la mitraille arrachent les têtes et cassent les membres. C'est simple comme la mort... Waterloo: 10000 morts - 35000 blessés - 4000 disparus - 10000 prisonniers -10000 chevaux tués. On prétend que des frangins auraient eu la vie sauve en faisant le signe de détresse - la fraternité quand même !